Fabrice Gröll

Architecte, gérant

Très vite intéressé par le paysage, Fabrice Gröll entreprend des études supérieures afin de devenir paysagiste diplômé par le gouvernement et intégrer l’École de Versailles.

« Pour atteindre cet objectif, un passage était obligatoire : suivre les premières années de la formation universitaire des architectes », explique Fabrice Gröll qui prend alors goût à la profession d’architecte, c’est-à-dire la même que son père, la même que son oncle, mais aussi la même que son arrière-arrière-grand-père…

Une période de réflexion se dessine pour vérifier cette « révélation » tardive et acquérir le savoir et l’expertise nécessaires. Il apprend l’exercice in-situ au sein de l’entreprise familiale (c’est efficace) et, après plusieurs années d’apprentissage et l’acquisition d’une certaine autonomie, il reprend ses études pour obtenir le diplôme d’architecte. Il prête serment en 2008.

Depuis ? Les désirs, les rêves et les fantasmes, les paramètres réglementaires, économiques et techniques passent sacrément bien au tamis de ce créatif qui aboutit à cette alchimie : l’architecture. Celle qu’il a insufflée à l’Atelier Gröll, après le départ à la retraite de son père, ressemble à ce persévérant, fasciné par le détail autant qu’il l’est par « l’esprit du lieu ».

Fluidité, légèreté, générosité (toujours impressionnante par ses ouvertures sur l’extérieur) rythment ses espaces « nouvelle génération ».

Des maisons qu’il conçoit sur-mesure, des logements collectifs qui fédèrent et se distinguent. Une valeur chère à l’architecte, gérant de sociétés, ouvert sur un mode de management participatif qui donne à la « maison Gröll » une dimension nouvelle, toujours un peu plus humaine.

Son moteur : sa famille, ses enfants

Ses bonnes vibrations :« les bâtiments de l’architecte Tadao Ando, sa poétique des épures et de la lumière et ceux de Luigi Snozzi pour son rapport à la topographie, sa lecture du lieu, ses lignes austères autant que ses discrétions. Un interstice qui est là et qui fait tout »